L’Assemblée provinciale du Haut-Katanga a tiré la sonnette d’alarme face à la multiplication des conflits fonciers et de propriété à travers la province. À l’ouverture de la session parlementaire de mars, le président de cet organe délibérant a exprimé de vives inquiétudes, tout en plaidant pour une gestion pacifique et responsable des différends.
Par Patient MBY
Dans son allocution, Michel Kabwe a notamment évoqué le cas d’une concession de 700 hectares appartenant à l’Institut national d’études et de recherche agro-pastorale (INERA/Kipopo), située au village Kashimbala, actuellement en proie à une spoliation progressive. Il a dénoncé l’action de « prédateurs bien connus », opérant avec la complicité présumée de certaines autorités politiques, militaires et policières.
Cette situation perdure malgré la suspension des transactions foncières et des constructions décidée par le gouvernement provincial, puis renforcée par le gouvernement central, a-t-il regretté.
Appel à restaurer l’autorité de l’État
Face à cette dérive, le président de l’Assemblée provinciale a insisté sur l’impérieuse nécessité de rétablir l’autorité de l’État dans la gestion du foncier. Il a également appelé à la mise en œuvre de solutions durables afin de prévenir et résoudre ces conflits de manière efficace.
Par ailleurs, Michel Kabwe a exhorté les instances compétentes à engager des poursuites judiciaires contre ces « prédateurs qui défient la République ».











