Par Reagan Lebisabo
Près de 10 000 personnes déplacées vivent dans une situation humanitaire préoccupante depuis plus de trois mois dans les territoires de Watsa et Wamba, dans la province du Haut-Uélé. Ces populations ont fui leurs villages à la suite d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et peinent désormais à accéder aux biens et services essentiels.
Dans leurs zones d’accueil, les conditions de vie demeurent particulièrement difficiles. Selon des sources locales, les déplacés manquent notamment de nourriture, de médicaments et de moyens de subsistance. Les chefferies d’Andobi, Kebo et Mahaa figurent parmi les zones les plus touchées par cette situation.
La société civile locale alerte sur l’insuffisance de l’assistance humanitaire destinée à ces populations vulnérables. Joseph Kelema, président de cette structure citoyenne, a déclaré à Reporter.cd, mercredi 2 septembre 2026, que les besoins restent importants et appelle les autorités ainsi que les organisations humanitaires à intervenir rapidement.
La situation préoccupe également les familles déplacées alors que la rentrée scolaire 2026-2027 est déjà effective. De nombreux parents disent craindre de ne pas pouvoir assurer la scolarisation de leurs enfants, faute de moyens et en raison de leurs conditions de vie précaires.
Ces populations plaident par ailleurs pour le renforcement de la sécurité dans leurs localités d’origine, condition qu’elles jugent indispensable à un retour durable. Elles souhaitent pouvoir regagner leurs villages en toute sécurité et reprendre leurs activités, après plusieurs mois de déplacement.
Le territoire de Wamba, qui partage une limite avec celui de Mambasa, dans la province voisine de l’Ituri, a été confronté ces derniers mois à plusieurs attaques attribuées aux ADF. Ces violences ont fait des morts et provoqué de nouveaux déplacements de populations, aggravant la situation humanitaire dans cette partie du Haut-Uélé.













