Haut-Katanga : les manifestants de la C-64 libérés 48 h après leur interpellation

Haut-Katanga : les manifestants de la C-64 libérés 48 h après leur interpellation

Les militants de la coalition Article 64, plateforme de l’opposition, interpellés mardi 15 septembre lors de la marche « pacifique » dans différentes villes de la province du Haut-Katanga ont été libérés, a annoncé ce jeudi le ministre provincial de l’Intérieur, Jean-Jacques Kashiba.

Par Patient MBY

L’opposition confirme cette libération. Selon Maître Mohamed Eyenga, cadre du parti Envol de Delly Sesanga dans le Haut-Katanga, les personnes détenues au CCO et dans d’autres structures carcérales ont été libérées. Il a par ailleurs indiqué que les recherches se poursuivent pour retrouver les militants portés disparus depuis le jour de la manifestation.

Au total, 70 personnes appartenant aux partis politiques Ensemble, Envol, A-Ch et ECiDé, détenues au CCO, ont été libérées sans condition, indique Jean-Jacques Kashiba, qui précise qu’une mise en garde a été faite à ces militants sur le respect des mesures des autorités compétentes.

« Tous ceux qui étaient au CCO chez moi, plus de 70, viennent d’être libérés il y a quelques minutes. Nous les avons quand même mis en garde devant les honorables députés qui se sont portés garants. Nous leur avons conseillé de ne plus répéter cela, parce que nous sommes tous Congolais. Parce qu’un jour, peut-être que ce sont eux qui pourront être au pouvoir et, s’ils voyaient que le pays se portait mal, vous voyez qu’ils prendraient aussi des dispositions. On leur a conseillé de s’abstenir de certains mouvements et ils ont remercié les autorités pour ce geste », a-t-il déclaré.

L’interpellation des militants des partis de l’opposition faisait suite à l’interdiction par les autorités de la marche de la C-64 sur l’étendue de la province.

À Lubumbashi, la manifestation de cette plateforme avait été étouffée dès sa genèse près de l’école Madini, aux abords de l’ISP, par un dispositif sécuritaire qualifié d’impressionnant, alors que, dans d’autres villes, les manifestants avaient été réprimés.

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