L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, a, dans une lettre manuscrite adressée à la population congolaise et africaine, rejeté sa condamnation par défaut à 10 ans de travaux forcés, prononcée vendredi 18 septembre 2026 par la Cour de cassation, dans l’affaire FRIVAO, où il est accusé de détournement de 20 millions de dollars avec l’ex-DG a.i. Chançard Bolukola.
Par Patient MBY
La réaction de Constant Mutamba ne s’est pas fait attendre. Ce dimanche, l’ancien ministre a dénoncé un complot « politico-judiciaire », orchestré selon lui depuis avril 2025. À l’en croire, aucun témoin ni aucune preuve de détournement n’a été brandi dans ce procès « expéditif de 2 jours », qui a abouti à sa condamnation à 10 ans de travaux forcés.
Selon sa version des faits, les 14 millions USD n’ont jamais été décaissés, tandis que les 4 millions USD dotés à l’ICCN, destinés à la réhabilitation du zoo de Kinshasa, ont été gérés par la même institution, dont les travaux seraient en cours. Il a par ailleurs indiqué que la réalisation d’un documentaire sur le GENOCOST, confiée à DIVO SARL, a coûté 650 000 USD. Tous les fonds, ajoute-t-il, ont été décaissés par FRIVAO, qu’il présente comme un établissement public autonome. « Les 20 millions de dollars n’ont jamais été détournés ».
Mutamba accuse la Cour de cassation d’avoir brûlé les étapes, violé les règles de procédure et de l’avoir privé de son droit à la défense pour « occulter la vérité ». « Pourquoi condamner quelqu’un qui a détourné à seulement 10 ans de prison ? », s’interroge l’ancien Garde des Sceaux, qui soulève une contradiction avec la libération récente de 15 prisonniers appartenant à l’AFC-M23, « qui tuent nos populations et pillent nos richesses ».
Pour lui, l’objectif de ces actions judiciaires était son élimination physique. « Le karma existe, chacun paiera de ses actes. La politique de mensonge, manipulation et d’humiliation contre les acteurs politiques intègres et patriotes ne prospère jamais ».
Alors qu’il purgeait sa peine de 3 ans de prison pour détournement de 19,9 millions de dollars, Constant Mutamba a été à nouveau condamné à 10 ans de travaux forcés pour détournement de 20 millions USD, dans le dossier FRIVAO. Une sentence qui a alourdi sa peine.













