Le ministère de la Justice envisage de renforcer sa collaboration avec le Service national dans la réinsertion socioprofessionnelle des détenus et l’amélioration de l’alimentation dans les établissements pénitentiaires. Cette question était au centre d’une rencontre, jeudi 24 septembre, entre le ministre de la Justice et le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.
Par Patient MBY
Au cours de cette rencontre, le ministre a salué l’expérience du Service national dans la réinsertion de jeunes autrefois impliqués dans la délinquance et aujourd’hui engagés dans des activités productives.
Cette collaboration éventuelle vise à faire de la prison un espace de rééducation et de réinsertion, permettant aux personnes condamnées d’apprendre un métier et de préparer leur retour dans la société.
Pour le ministre, cette expérience rejoint la vision de la « prison-école », qui doit permettre aux personnes condamnées d’acquérir des compétences professionnelles afin de préparer leur réinsertion et leur réintégration dans la société.
Les échanges ont notamment porté sur les possibilités d’intégrer, dans le strict respect de la loi, certaines catégories de condamnés aux programmes du Service national. Les mécanismes d’aménagement des peines et les alternatives à l’emprisonnement ont également été examinés.
Le ministre a par ailleurs demandé une évaluation du parcours des anciens détenus de Makala déjà intégrés au Service national.
Par ailleurs, le ministre et le général Kabwik ont abordé la problématique de l’alimentation des prisonniers. Les deux services misent sur les capacités agricoles et d’élevage du Service national pour améliorer l’approvisionnement des établissements pénitentiaires.
La question du statut juridique et de la protection des bâtisseurs a également été abordée au cours des échanges.
À l’issue de cette rencontre, les équipes techniques et juridiques des deux institutions devront travailler à l’élaboration d’une feuille de route commune.













