Par Emmanuel Medina
La problématique cruciale de la protection des enfants au sein de la chaîne d’approvisionnement du cobalt en République démocratique du Congo (RDC) est placée au cœur des débats ce mardi 29 septembre 2026 à Genève. C’était dans le cadre de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
Le président de la Commission nationale des droits de l’homme de la RDC (CNDH-RDC), Paul Nsapu Mukulu, a personnellement pris part à ces travaux de haut niveau. Cette session internationale a été spécifiquement consacrée à la lutte contre le travail des enfants dans l’extraction du cobalt congolais, un minerai indispensable à la transition énergétique mondiale. Cette intervention de la CNDH-RDC survient dans un contexte de pression internationale continue. Bien que la filière du cobalt soit hautement stratégique pour l’économie de la RDC et totalement intégrée aux marchés technologiques mondiaux, elle reste sévèrement pointée du doigt pour des violations répétées des droits humains, en particulier l’exploitation économique des mineurs.
À travers la voix de son président, la CNDH-RDC a réaffirmé son engagement ferme pour la défense des droits de l’enfant et l’instauration de pratiques responsables et éthiques dans le secteur minier.
Les discussions à Genève ont mis en exergue l’urgence de consolider les mécanismes de prévention et de protection pour sortir définitivement les enfants des sites miniers artisanaux. Pour l’institution citoyenne congolaise, ce combat ne peut être gagné isolément; il s’agit d’un enjeu transversal qui interpelle l’ensemble des acteurs de la chaîne, depuis les artisans extracteurs jusqu’aux multinationales de la transformation et de la commercialisation.













