Au lendemain de sa rencontre avec le président de la République, l’homme d’affaires Raphaël Katebe Katoto a exprimé son soutien au projet de changement de la Constitution, estimant que la décision revient à la population, qui va rendre son verdict par la voie du référendum.
Par Patient MBY
Dans une interview accordée ce mardi 29 septembre 2026 à Kinshasa, Raphaël Katebe Katoto, grand frère de Moïse Katumbi, a indiqué que la Constitution de 2006 confère au peuple le pouvoir de la modifier ou de la changer complètement.
Pour lui, les dispositions contenues dans l’article 220 sont verrouillées pour les constituants dérivés, à l’instar du président de la République, des parlementaires et des ministres, alors que le constituant originel, « le peuple », peut les déverrouiller.
« Cet article est adressé aux politiciens, aux parlementaires, au Sénat, tout ça. Mais pas à la population, parce qu’elle est le maître de l’œuvre. Elle peut changer à tout moment parce que c’est à elle. C’est sa Constitution. C’est pourquoi il y a un référendum, c’est pourquoi il y a un vote. D’ailleurs, le chef de l’État ne s’est pas comporté en dictateur, il s’est comporté en gentleman. Il a soumis le projet au Parlement, qui l’a adopté, au Sénat, qui l’a adopté, et puis à la Cour constitutionnelle aussi. Mais il pouvait se contenter du niveau du Parlement ou du Sénat et lancer le référendum, mais il a voulu aller plus loin. Donc, la demande, c’est quoi ? C’est donner l’occasion, d’une façon légale, à la population de s’exprimer parce que c’est elle, maître de l’action », a-t-il déclaré.
Raphaël Katebe Katoto a été reçu par le président de la République, Félix Tshisekedi, lundi à la Cité de l’Union africaine, pour déposer le rapport sur les consultations menées à Lubumbashi. Fin juillet et début août derniers, l’homme d’affaires a fait son retour au Katanga, où il a échangé avec plusieurs notables katangais sur les questions sociales, politiques et de cohabitation pacifique, sur mandat du chef de l’État.
Cette démarche a été critiquée par l’opposition, notamment Ensemble pour la République, qui y voyait un stratagème pour tenter d’affaiblir l’opposant Moïse Katumbi dans son fief naturel.













