Par Reagan Lebisabo
Un agent de Médecins Sans Frontières (MSF) affecté à la réponse contre Ebola en République démocratique du Congo a contracté le virus. Testé positif, il a été évacué vers les Pays-Bas, a annoncé l’organisation ce jeudi 1er octobre 2026.
MSF précise que cette évacuation médicale a été organisée dans des conditions sécurisées, conformément à un protocole médical rigoureux et en coordination avec les autorités sanitaires de la RDC et des Pays-Bas.
Le patient doit poursuivre sa prise en charge dans un hôpital désigné aux Pays-Bas. L’organisation humanitaire ne fournit toutefois pas davantage de détails sur son identité ou les circonstances précises de son infection, en raison du secret médical et du respect de sa vie privée.
Dans son communiqué, MSF rappelle que les professionnels de santé figurent parmi les personnes particulièrement exposées au virus Ebola en raison de leur implication dans la prise en charge des malades. L’organisation affirme que ses équipes sont formées aux mesures de prévention et disposent d’équipements de protection appropriés.
Malgré ces dispositifs, MSF souligne que le risque d’exposition au virus ne peut être totalement éliminé pour les personnes intervenant directement dans la riposte.
Cette contamination intervient alors que la RDC fait toujours face à une importante épidémie d’Ebola, déclarée en mai 2026. MSF fait état de plus de 8 000 cas confirmés et de plus de 4 000 décès enregistrés depuis le début de l’épidémie.
L’organisation estime cependant que le bilan réel pourrait être plus élevé, en raison notamment des difficultés liées à la surveillance épidémiologique et à la détection de certains cas.
Depuis le début de l’épidémie, Médecins Sans Frontières travaille aux côtés des autorités sanitaires congolaises et des communautés affectées. Ses équipes participent notamment à la prise en charge des malades, à la surveillance, à la prévention et au contrôle des infections ainsi qu’à la formation des agents de santé.
Par ailleurs, MSF indique poursuivre actuellement ses activités de riposte dans quatre provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, la Tshopo et le Haut-Uélé. L’organisation affirme maintenir son appui aux autorités sanitaires afin de contribuer au contrôle de la propagation du virus.













