Par Emmanuel Medina
Le bilan de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo vient de franchir un seuil critique. Selon les données publiées par l’Institut national de santé publique (INSP), le virus a désormais causé plus de 4 000 décès dans le pays, touchant principalement sept provinces.
L’INSP rapporte un total de 4 018 décès parmi 8 300 cas confirmés, illustrant la virulence de la maladie sur le terrain. Avec un taux de létalité global qui s’établit à 48,4 %, près d’un patient sur deux diagnostiqué succombe actuellement au virus. En marge de ce bilan lourd, la riposte médicale affiche également 2 162 personnes guéries. À ce jour, 842 patients restent pris en charge en isolement ou hospitalisés dans les structures de traitement spécialisées.
L’épidémie s’étend sur un espace géographique important, englobant des régions déjà fragilisées ainsi que de nouveaux foyers. Les provinces officiellement touchées sont : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo, et le Sud-Ubangi
Pour tenter de rompre les chaînes de transmission, les équipes sanitaires maintiennent une surveillance active. Le taux global de suivi des contacts atteint actuellement 80,6 %, un indicateur jugé crucial pour contenir la propagation du virus au sein des communautés.
L’INSP rappelle toutefois que ces statistiques restent évolutives. Les chiffres globaux sont susceptibles d’être ajustés après consolidation, validation et harmonisation définitive des informations rapportées par les équipes de la riposte et les autorités provinciales.













