Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a participé vendredi 2 octobre, à Bruxelles, aux discussions sur l’avenir des relations économiques entre l’Europe et l’Afrique. Il figurait parmi les panélistes de l’EuropAfrica Investment Forum 2026, organisé par CREDASSUR GROUP.
Selon une note du ministère du Commerce extérieur, la rencontre a réuni des responsables politiques, des représentants de la Commission européenne et des acteurs économiques autour de la Zone de libre-échange Europe-Afrique et de l’intégration régionale.
Par Charles Muhindo
Pour la RDC, l’ouverture des marchés doit contribuer à attirer des investissements capables de stimuler la production sur le continent. Julien Paluku a défendu cette approche en mettant en avant la transformation locale des ressources naturelles et la création de chaînes de valeur régionales.
La RDC dispose notamment de ressources susceptibles d’alimenter plusieurs filières industrielles africaines. Le ministre a donc insisté sur la nécessité de mieux orienter les investissements directs étrangers vers des projets industriels.
L’énergie et les infrastructures occupent également une place centrale dans cette démarche. Le projet Inga a été cité comme l’un des grands programmes susceptibles d’accompagner le développement industriel de l’Afrique.
Le forum a aussi évoqué les 150 milliards d’euros annoncés dans le cadre de l’initiative européenne Global Gateway pour les investissements en Afrique. La question centrale porte notamment sur l’orientation de ces financements vers des projets capables de produire des effets économiques concrets sur le continent.
Un autre point discuté à Bruxelles concernait les instruments destinés à faciliter les échanges africains. L’adhésion progressive des banques centrales au PAPSS permet déjà de développer les paiements transfrontaliers en monnaies locales. La ZLECAf avance également avec 54 pays signataires.
Pour les participants, le marché africain représente désormais un espace économique majeur, capable d’attirer des investissements destinés à approvisionner plusieurs pays à partir de mêmes unités de production.
« Pour bâtir un véritable marché unique et refonder la relation Europe-Afrique, il est indispensable de dépasser la logique de l’aide au développement au profit d’un partenariat gagnant-gagnant », a déclaré le ministre.
À l’issue des travaux, le forum a recommandé l’organisation d’une réunion entre la Commission européenne et la Commission de l’Union africaine afin de préparer une nouvelle feuille de route.
Les recommandations ont porté sur les tarifs douaniers, l’industrialisation, les infrastructures, l’énergie et la capacité des pays africains à développer leurs propres chaînes de production. Plusieurs personnalités ont participé aux échanges, dont la vice-Première ministre du Lesotho, Justine Nthomeng Majara, Koen Doens de la Commission européenne, ainsi que l’ambassadeur de l’Union africaine auprès de l’Union européenne, Ali Yakoub Mahamoud.













