Par Charles Muhindo
Les rangs du M23 continuent d’enregistrer des départs dans plusieurs zones du Nord-Kivu. Au total, 29 combattants se sont rendus aux FARDC ou aux Wazalendo entre le 1er et le 4 octobre dans les territoires de Lubero, Masisi et Walikale, selon le bilan communiqué par l’armée congolaise.
Le porte-parole de la 33e Région militaire, le capitaine Dieudonné Kasereka, explique ces redditions notamment par les conditions de vie difficiles au sein du mouvement rebelle et le recrutement forcé de jeunes dans les zones contrôlées par le M23.
Certains combattants recrutés de force sont envoyés sur les lignes de front alors qu’ils n’ont pas rejoint volontairement le mouvement. Parmi les éléments qui se sont rendus figurent également d’anciens militaires des FARDC. Plusieurs soldats étaient restés bloqués à Goma après la prise de la ville par le M23, en janvier dernier. Ne pouvant rejoindre les zones contrôlées par les autorités congolaises, certains auraient finalement été contraints d’intégrer les rangs du mouvement.
À ces redditions s’ajoutent dix combattants capturés lors des opérations menées par l’armée à Remeka, Mohololo, Biriko et Miko.
Selon le porte-parole de l’armée, les combattants qui se sont rendus sont pris en charge par les forces loyalistes conformément aux procédures prévues.
Ces redditions ne signifient toutefois pas la fin des combats. Les affrontements se poursuivent sur plusieurs lignes de front au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où les FARDC et leurs alliés cherchent à reprendre certaines positions encore occupées par le M23.
De son côté, l’armée continue d’appeler les combattants souhaitant quitter le mouvement à déposer les armes.













