Par Emmanuel Medina
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est entretenu ce mardi 6 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine avec le ministre angolais des Relations extérieures, Tete António. Porteur d’un message stratégique du Président João Lourenço, le chef de la diplomatie angolaise est venu réaffirmer l’engagement de Luanda pour la paix et le respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Bien que le contenu précis du pli fermé transmis par l’émissaire angolais soit resté confidentiel, mais selon la dépêche de la presse présidentielle les discussions entre les deux personnalités ont tourné autour d’une priorité diplomatique et militaire majeure : la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Kinshasa et Luanda ont réaffirmé la nécessité absolue de garantir le respect scrupuleux de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la RDC face aux agressions armées.
À sa sortie de l’audience présidentielle, Tete António s’est montré très clair devant la presse sur la position et la doctrine de son pays face à la crise congolaise :
« La République d’Angola ne peut pas être indifférente à ce qui se passe en RDC. » a-t-il lâché
Le diplomate angolais a insisté sur le fait que cette forte préoccupation s’inscrit dans la continuité directe des relations fraternelles entre les deux nations. Il a notamment rappelé les profonds liens historiques, culturels, mais aussi la proximité géographique immédiate. Partageant une immense frontière terrestre commune, l’Angola se considère en première ligne et directement impacté par toute évolution sécuritaire ou instabilité chez son voisin congolais.
Il sied de noter que, cette visite officielle à Kinshasa s’inscrit dans le cadre des consultations bilatérales régulières et des mécanismes de médiation régionale menés par le Président João Lourenço, par ailleurs médiateur désigné de l’Union africaine pour le processus de paix de Luanda. Ce ballet diplomatique vise à harmoniser les vues entre les capitales de la région des Grands Lacs pour tenter d’obtenir une désescalade durable sur le terrain.













