par la rédaction
Dans une résolution historique adoptée ce vendredi 7 février 2025, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a explicitement reconnu la responsabilité du Rwanda dans les exactions commises dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette décision marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité et pour la justice dans cette région déchirée par les conflits.
La résolution, présentée par la RDC et adoptée sans vote, constitue une première depuis la recrudescence de la crise en 2022. Elle mandate une enquête internationale pour documenter les violations des droits de l’homme attribuées à l’armée rwandaise et au groupe terroriste RDF/M23. Ces violations comprennent des exécutions sommaires, des violences sexuelles et des déplacements forcés de civils.
Cette initiative vise à mettre fin à des décennies d’impunité dans une région ravagée par des conflits armés. Les violations documentées incluent des attaques contre des civils, des hôpitaux et des infrastructures humanitaires, ainsi que des violences sexuelles systématiques.
Cette décision représente un tournant diplomatique majeur, car elle isole davantage le Rwanda sur la scène internationale et renforce la position de la RDC. Le texte exige également un retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais et appelle à des sanctions contre les responsables identifiés.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné l’urgence de cette enquête, rappelant que « le pire est peut-être encore à venir » si aucune action décisive n’est prise. Plus de 70 organisations locales et internationales avaient appelé à la création d’un tel mécanisme, espérant qu’il contribuera à une paix durable dans la région.













