La Fédération de l’UDPS/Tshisekedi à Butembo est en deuil. Marie-Célestin Bytaty Karondwa Mwanaweka, président a.i. de la Commission électorale permanente (CEP) fédérale et communicateur du parti, a succombé à ses blessures après avoir été agressé le 27 septembre 2026, quelques heures après avoir participé à une émission politique sur la Radio Mwangaza. Il avait notamment consacré son intervention à la sensibilisation de la population sur la maladie à virus Ebola.
Par Charles Muhindo
Le décès de ce cadre de l’UDPS a été annoncé ce lundi 28 septembre dans un communiqué nécrologique signé par son parti. La fédération rappelle que Karondwa Mwanaweka avait été agressé après son retour de la radio. Sa maison et ses biens auraient également été incendiés par des jeunes de son quartier, selon le même communiqué. Toutefois, les circonstances exactes de cette agression doivent encore être élucidées à l’issue des enquêtes.
Dès le 27 septembre, avant l’annonce de son décès, l’UDPS avait déjà alerté sur la gravité de son état. Dans un premier communiqué, la fédération indiquait que son membre avait été violemment tabassé et se trouvait alors entre la vie et la mort. Elle demandait notamment l’ouverture d’une enquête indépendante, l’arrestation des personnes soupçonnées d’être impliquées ainsi que des mesures contre le chef du quartier de Vulindi, où le drame s’est produit.
Avec sa mort, l’UDPS renouvelle ses exigences auprès des autorités afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’agression. Le parti demande que les responsabilités soient établies et que les personnes impliquées répondent de leurs actes devant la justice. Dans son communiqué nécrologique, il rend également hommage à un militant présenté comme attaché aux idéaux du parti et engagé sur les questions liées à la protection de la population.
La Fédération de l’UDPS appelle par ailleurs ses membres et les habitants de Butembo au calme et à la retenue. Elle adresse ses condoléances à la famille biologique de Karondwa Mwanaweka, à ses proches ainsi qu’aux militants du parti.
À noter que la résistance à la riposte contre Ebola continue de provoquer des dégâts humains et matériels. La semaine dernière, une jeune femme est morte dans la ville voisine de Beni après avoir été atteinte par une balle tirée par la police, qui tentait de disperser des jeunes dans un cimetière alors que ces derniers s’opposaient à un enterrement qu’ils jugeaient digne et sécurisé.
Plusieurs structures ont également déjà été incendiées dans la région. Une partie de la communauté refuse de reconnaître l’existence de la maladie et accuse les autorités sanitaires d’être responsables de plusieurs décès enregistrés. Ces positions sont déplorées par les équipes engagées dans la riposte.













