Crise humanitaire : « J’exige la création d’un couloir humanitaire pour apporter une assistance à la population » (Martin Fayulu)

Crise humanitaire : « J’exige la création d’un couloir humanitaire pour apporter une assistance à la population » (Martin Fayulu)

Par Patient Mubiayi MBY

La ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, s’est réveillée ce matin sous les détonations d’armes lourdes et légères, après une accalmie éphémère durant la nuit.

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire, causée par les affrontements intenses entre les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) et les Wazalendo, contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, Martin Fayulu, opposant congolais et président du parti politique Écidé, exprime sa compassion envers les populations en guerre. Dans un communiqué rendu public ce mardi 28 janvier 2025, il a réitéré son soutien aux FARDC, saluant leur « résistance farouche aux forces rwandaises dans la ville de Goma et ses environs ».

Il a également appelé à une aide humanitaire urgente pour les populations en détresse, exigeant « la création d’un couloir humanitaire pour apporter une assistance à la population, en eau, en alimentation ou en médicaments », au cas où les combats persisteraient.

De violentes hostilités continuent de secouer la ville de Goma, où une grande partie est occupée par les FARDC et leurs alliés, tandis que d’autres quartiers sont sous le contrôle du M23. Fayulu appelle les organisations internationales d’appui à la paix et à la sécurité à sanctionner le Rwanda, qui tente de violer l’intégrité territoriale de la RDC.

« J’appelle le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Union africaine, la SADC et toute la communauté internationale à prendre des sanctions contre le Rwanda pour faire respecter l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC et mettre fin aux souffrances de millions de Congolais », a déclaré Fayulu dans ce document parvenu à Reporter.cd.

Par ailleurs, il exhorte la population à se mobiliser pour une marche de colère ce samedi 1er février contre l’agression rwandaise, et demande aux représentants des confessions religieuses d’« œuvrer en toute urgence pour rassembler les parties prenantes dans un esprit de cohésion sociale », afin de résoudre la crise sécuritaire et humanitaire qui sévit à l’est du pays.

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