Dialogue national inclusif : « L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum », Patrick Muyaya

Dialogue national inclusif : « L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum », Patrick Muyaya

Le gouvernement écarte tout lien entre l’ultimatum fixé par la coalition Article 64 (C-64) et la convocation du dialogue national inclusif. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, affirme que le président Félix Tshisekedi agira conformément à son propre agenda, sans céder à une quelconque pression politique.

Par Patient MBY

Lors d’un briefing de presse coanimé dans la soirée du mardi 28 juillet 2026 avec le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, le ministre de la Communication et Médias a réitéré l’engagement du chef de l’État à convoquer le dialogue national inclusif par voie d’ordonnance présidentielle. Il a insisté sur le fait que cette démarche ne constitue pas une réponse à l’ultimatum lancé par la coalition C-64.

Selon Patrick Muyaya, le président de la République fixera lui-même le cadre de ces discussions, dont l’objectif principal est de renforcer le front national face à l’agression rwandaise.

«« L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum. Je vais rester sur le fait que le Président, en tant que garant de la Nation, a pris l’engagement d’engager le pays dans la voie du dialogue. Comme l’a dit le Cardinal, il fera les choses en son temps. Il fixera le cadre et cela ne doit pas être confondu avec une quelconque réponse parce qu’il y a eu un ultimatum. N’allons pas là-dedans. Ici, il y a un objectif essentiel : faire front contre l’agression rwandaise », a déclaré le porte-parole du gouvernement.»

Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques autour du dialogue national inclusif. À l’issue des consultations menées sous la médiation conjointe de la CENCO et de l’ECC, les leaders de la coalition C-64 avaient accepté de suspendre leur marche du 22 juillet contre le projet de changement de la Constitution, tout en accordant au pouvoir un délai de 25 jours, soit jusqu’au 15 août 2026, pour convoquer le dialogue.

Une exigence que le gouvernement rejette, estimant que le calendrier du chef de l’État ne saurait être soumis à une quelconque forme d’ultimatum.

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