Des altercations ont éclaté ce samedi au sein de l’entreprise minière CMOC Kisanfu Mining SARL, située dans la localité de Kisanfu, dans le territoire de Lubudi, au Lualaba, entre les travailleurs de la sous-traitance CECC et les militaires commis à la protection des exploitants expatriés.
Par Patient MBY
Selon les informations de REPORTER.CD, la tension est partie des manifestations organisées par les travailleurs congolais depuis un moment pour exiger le respect du salaire minimum interprofessionnel garanti, fixé à 21 500 FC par la Première ministre Judith Suminwa depuis janvier. Ces derniers revendiquaient également la majoration de leurs salaires, jugés dérisoires.
« Vu que, depuis longtemps, les salaires, c’était un salaire dérisoire, mais les gens travaillaient dans des conditions un peu compliquées. C’est ainsi que les travailleurs ont résolu de décréter la grève. Réclamant qu’on puisse ajouter, améliorer les conditions de vie. Vous connaissez nos militaires, nos policiers. C’est ainsi que les Chinois ont donné leur droit aux policiers. D’abord, avant, les Chinois se sont affrontés avec les travailleurs », a déclaré une source proche du dossier.
La situation a dégénéré lorsque les échauffourées ont éclaté entre les travailleurs et leurs employeurs chinois. La même source indique que les expatriés auraient ordonné aux militaires commis à leur garde de réprimer les manifestants. Au cours de cette répression « violente », un employé congolais a été grièvement blessé après un passage à tabac. Des séquences devenues virales sur les réseaux sociaux mettent en lumière des scènes de violence entre les forces de l’ordre et les manifestants.
Lors des affrontements, les forces de l’ordre auraient utilisé des tirs de sommation pour disperser les manifestants. La situation a été maîtrisée après l’implication des autorités provinciales du Lualaba. Mais l’accalmie reste précaire.
Des scènes de torture prennent de l’ampleur dans les entreprises minières. Une vidéo devenue virale a montré, au courant de la semaine, un employé congolais être copieusement tabassé par les services de sécurité d’une entreprise minière basée dans le territoire de Kambove, dans la province du Haut-Katanga.













