Par Joël Eben Kodjo
Les efforts des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) portent leurs fruits dans l’ouest du pays. Ce mardi, cinq combattants de la milice Mobondo, dont une femme, ont volontairement déposé les armes et se sont rendus à l’armée loyaliste à Kwamouth. Cette reddition, perçue comme un succès des opérations « Ngemba », intervient après une pression militaire soutenue sur l’axe stratégique Bagata–Kwamouth.
Les ex-combattants, interrogés peu après leur reddition, ont exprimé leur épuisement face aux mois passés dans la brousse et leur désillusion face aux promesses non tenues de leurs chefs. « Nous avons été manipulés. Ceux qui nous poussent à nous battre ne vivent pas ce que nous vivons. Nous voulons désormais revenir à une vie normale », a déclaré l’un d’eux. Leurs témoignages suggèrent que d’autres combattants, actuellement isolés dans des fermes du village de Menko, partagent ce désir d’abandonner la lutte armée.
Le commandement des opérations Ngemba, par l’intermédiaire de son porte-parole, le Major Antonny Mwalushayi, a saisi l’occasion pour lancer un appel aux combattants encore actifs. « Ceux qui continuent à suivre ces leaders qui les exploitent et les envoient au feu gratuitement doivent comprendre qu’ils sont manipulés. La porte est encore ouverte. Ils peuvent déposer les armes, sortir de la brousse et contribuer à reconstruire le pays », a-t-il affirmé.
Les autorités militaires ont par ailleurs réitéré leur engagement à traiter les ex-combattants dans le respect des principes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Ils bénéficieront d’un accompagnement pour leur réintégration sociale, avec des mesures de désarmement, de cantonnement et de réorientation vers des activités civiles. Cette reddition marque une étape encourageante dans la pacification de la province du Maï-Ndombe.













