Un nouveau vent souffle à la tête de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité ( ARE) en République Démocratique du Congo. Nommée par ordonnance présidentielle Directrice Générale, Mme Soraya Aziz passe de l’ombre à la lumière. A la découverte d’une figure qui détient désormais les clés du succès de l’ARE, et dont le parcours comme le travail en coulisses ne laissent aucune « tâche d’huile ».
Par Siméon Isako
Soraya Aziz, née à Uvira dans le Sud-Kivu, n’a pas survécu à tous les vents et tempêtes pour sombrer aujourd’hui dans le système de médiocrité comme mode de gouvernance. Calme, attentive, femme au cœur tendre, elle ne fait pas de demi-mesure dans ses choix et décisions, tant elle est méticuleuse. Elle sait toujours tracer une ligne nette entre le professionnel et le relationnel.
Formée en développement et en gouvernance, elle a évolué aussi bien dans le secteur minier que dans le monde associatif et institutionnel. Dans cette marche vers le sommet, Soraya Aziz a appris à douter, à aimer, à tomber puis à se relever sans jamais perdre la foi en l’idéal qu’elle poursuivait : le leadership féminin. Elle s’est donnée tous les moyens pour carresser ce rêve et tisser son réseau d’influence. En 2011, elle est d’ailleurs plébiscitée « Miss Leadership Congo » pour avoir formé et encadré plus de 4 000 femmes à la lecture, à l’écriture et la gestion budgétaire.
Au fil des années, son aura ne s’estompe. Sa réputation grandit, car ses actions parlent mieux que les discours des cérémonies solennelles. Le monde reconnaît son engagement : elle est élue « Femme Minière de l’Année », une distinction qui récompense son action pour la transparence et la bonne gouvernance dans les industries extractives. Avant sa nomination actuelle, elle occupait le poste de Directrice des partenariats et de la commission au sein de l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER).
Militante engagée, elle rappelle souvent que le changement commence par le travail, la discipline et l’amour du pays. Elle n’est donc pas novice dans ce domaine; elle arrive avec l’espoir, non de simplement corriger ses prédécesseurs, mais de refonder l’institution. Et les clés pour y parvenir, elle les possède assurément.
Désormais, Soraya Aziz est appelée à l’obligation de performances. Malgré la dynamique de croissance enclenchée, comme le démontre le rapport bilan annuel publié en 2025, les défis demeurent immenses. Face à cette réalité, elle possède le profil parfait pour permettre à cet établissement public de continuer d’engranger des points. Auréolée de plusieurs faits d’armes qui plaident en sa faveur, sa nomination suscite d’ores et déjà un véritable regain d’espoir pour le secteur de l’électricité en RDC.












