Par Charles Muhindo
Près de neuf mois après sa suspension, le général-major Sylvain Ekenge signe de nouveau des communiqués au nom des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Son retour comme porte-parole de l’armée s’est manifesté vendredi 25 septembre à travers un communiqué de l’état-major général consacré au crash d’un avion à Kenge, dans la province du Kwango. Le document porte sa signature et le présente comme « porte-parole des Forces armées de la RD Congo ».
Jusqu’ici, le lieutenant-colonel Mike Kazukayi assurait l’intérim depuis le départ de Sylvain Ekenge. Même si aucune communication officielle n’a encore été rendue publique pour annoncer sa reprise de fonctions, sa signature sur un document officiel de l’armée, avec le titre de porte-parole, constitue un signe de son retour à ce poste.
Sylvain Ekenge avait été suspendu le 29 décembre 2025 par le chef d’état-major général des FARDC. Cette décision faisait suite à des propos tenus quelques jours plus tôt à la télévision nationale et jugés discriminatoires envers la communauté tutsie. L’état-major général avait alors désapprouvé ses déclarations et annoncé sa suspension de ses fonctions de porte-parole.
Depuis, la communication de l’armée était assurée à titre intérimaire par le lieutenant-colonel Mike Kazukayi. Le nom de Sylvain Ekenge refait aujourd’hui surface dans un contexte particulier. Le communiqué qu’il signe confirme notamment la mort du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC, dans le crash de Kenge. L’armée y annonce également l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident.













