Reddition des comptes 2023 : l’assemblée nationale note le «dépassement budgétaire» et des dettes« non certifiées»

Reddition des comptes 2023 : l’assemblée nationale note le «dépassement budgétaire» et des dettes« non certifiées»

Par Patient Mubiayi MBY

Lors d’une plénière organisée à l’Assemblée nationale ce mardi 29 octobre 2024, la chambre basse du parlement a découvert des dépenses d’urgence intempestives, des dépassements budgétaires excessifs et des dettes non certifiées sans de réalisations concrètes des travaux sur le terrain, dans le rapport de la commission l’ECOFIN sur le projet de loi de reddition des comptes 2023.

«Ici à l’Assemblée nationale, nous avons découvert des dépassements budgétaires incroyables et ceci se concentre dans quelques secteurs pendant que les autres secteurs ne reçoivent absolument rien. Nous avons aussi noté des dépenses en urgence qui dépassent 50%», s’est étonné Vital Kamerhe.

Ces fonds sont déboursés du trésor public sous prétexte de faire fonctionner adéquatement les provinces et réaliser les programmes déjà lancés dans différents milieux de la République.

«Il y a des imputations mensongères des fonds aux provinces et aux ETD, que les provinces n’ont jamais vu et que les ETD n’ont jamais reçu», a-t-il poursuivi.

Vital Kamerhe appelle à des enquêtes pour rétablir les responsables de ces dépenses qui conduiraient à des détournements des deniers publics.

Éventuel détournement des fonds alloués au projet 145 territoires

Le programme de développement local de 145 territoires a reçu le financement du trésor public relèvant dans l’ordre de 88 milliards de dollars soit 6%. Pourtant la dette non certifiée à ce sujet est de 450 milliards. Ceci montre que les individus n’ont pas priorisé les intérêts de l’État.

« On se demande si le gouvernement n’a pas contredit les priorités établies par le Président de la République, privilégiant le confort de certains individus plutôt que l’intérêt général en payant des dettes », s’interroge Vital Kamerhe, président de l’organe délibérant.

Kamerhe se demande sur les dépenses de près de 85% faites pour les études. Mais tous les ministères voire même l’Assemblée nationale possèdent des bureaux d’études et n’ont rien reçu.

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