La maladie à virus Ebola a totalisé 100 jours ce dimanche 23 août, après sa déclaration officielle le 15 mai dernier en République démocratique du Congo (RDC). L’épidémie continue de se propager rapidement. À ce jour, 5 375 cas confirmés ont été recensés, dont 2 557 décès, faisant de cette épidémie l’une des plus meurtrières jamais enregistrées en RDC. Face à cette progression, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) estiment que l’interruption de la transmission passe nécessairement par une forte implication des communautés locales.
Par Patient MBY
Les données publiées dimanche par le ministère de la Communication et des Médias témoignent de l’ampleur de la situation, alors que les recherches scientifiques sur les moyens de riposte adaptés se poursuivent. Pour Africa CDC, la propagation rapide du virus Ebola peut être freinée grâce à la participation active des communautés et à la confiance entre les équipes de riposte et les populations.
Selon le témoignage d’un travailleur humanitaire rapporté par Africa CDC, certaines populations locales continuent de manifester une résistance à l’égard des équipes de riposte. D’autres personnes douteraient encore de l’existence de la maladie et attribueraient leurs symptômes à « d’autres maladies » plutôt qu’à Ebola, notamment dans sa souche Bundibugyo.
« C’est pourquoi les agents de santé communautaires sont essentiels. Ils expliquent les risques, combattent la désinformation, encouragent les gens à se faire soigner rapidement et mettent les familles en lien avec les services de santé. La lutte contre Ebola commence au sein des communautés, par l’intermédiaire de personnes connues et de confiance. Communauté par communauté. Cas par cas. Chaîne par chaîne », a estimé Africa CDC sur son compte X.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu les défis auxquels sont confrontées les communautés affectées. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a réaffirmé l’engagement de l’organisation aux côtés du gouvernement congolais et des autres partenaires, notamment Africa CDC, pour mettre fin à la propagation du virus.
Dans l’objectif de protéger « la santé et le bien-être de toutes les populations de la RDC », Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé à renforcer la surveillance, à élargir l’accès aux soins, à soutenir les intervenants de première ligne et à instaurer la confiance là où elle est le plus nécessaire.













