Par Joël Eben Kodjo
La société civile du territoire de Watsa a décrété deux journées « villes mortes » pour ce vendredi 6 et samedi 7 juin. Ce mouvement de protestation est maintenu malgré l’interdiction formelle émise par l’administrateur du territoire.
Selon les organisateurs, cette action vise à dénoncer l’insécurité grandissante qui sévit dans plusieurs entités du territoire, caractérisée par une multiplication alarmante de vols, d’actes de vandalisme et de tueries ciblant la population civile.
De son côté, l’administrateur du territoire, Magay Missa Dieudonné, a justifié son interdiction par la nécessité de prévenir tout trouble à l’ordre public et d’assurer le bon déroulement des épreuves de hors-session de l’examen d’État, actuellement en cours.
Cependant, malgré les raisons avancées par l’exécutif territorial, la société civile insiste sur le caractère résolument pacifique de son initiative. Elle la considère comme un cri d’alarme indispensable lancé aux autorités, face à la souffrance quotidienne et au sentiment d’abandon de la population.
Dès les premières heures matinales de ce vendredi 6 juin, une adhésion notable à la « ville morte » a été observée. Commerçants et habitants de Watsa, ainsi que des localités environnantes comme Durba et Wanga, ont manifesté leur intention de respecter le mot d’ordre, laissant présager une mobilisation significative pour ces deux journées de protestation silencieuse.











