Par Patient MBY
Le président de la République démocratique du Congo a, lors d’une interview accordée à la presse en Angola, à l’occasion de sa deuxième visite, jeudi 08 janvier 2026 à Luanda, où il s’est entretenu avec le président João Lourenço, indiqué qu’il adhérait à une initiative de son homologue angolais.
Pour le chef de l’État congolais, qui s’est montré favorable, cette démarche lui proposée par João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, nécessite un cessez-le-feu immédiat et sans condition.
« Comme je vous l’avais dit, il y a quelques jours, il m’avait fait des propositions que je trouvais très intéressantes pour cela, mais qui commencent d’abord par un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Et je le dis ici au nom de la République démocratique du Congo, que je souscris totalement à cette initiative et que nous sommes prêts à aller dans ce sens-là dès que nous aurons un retour de la part du président João Lourenço », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de leur entretien.
Alors que certaines sources percevaient dans ces visites la préparation d’un dialogue national inclusif sous le pilotage du chef de l’État angolais, Félix Tshisekedi a précisé que ses rencontres avec João Lourenço s’inscrivaient dans le cadre des processus de Doha et de Washington.
« Comme vous l’avez entendu dans le communiqué, nous restons bien entendu inscrits dans les processus de Doha et de Washington. Donc ce n’est absolument pas un nouveau processus, ça je tiens à le préciser, que l’esprit malin ne vienne pas qualifier le président João Lourenço de vouloir s’accaparer de quoi que ce soit. Il est en faveur de la paix, n’oubliez pas qu’il était déjà avec nous au début de cette crise », a-t-il précisé.
Après cette visite, sur son invitation, le président angolais et de l’Union africaine a exprimé sa préoccupation face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC. Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat et au respect des accords conclus entre la République démocratique du Congo, le Rwanda et la rébellion de l’AFC-M23.











