En mission à Paris, le ministre d’État en charge des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a multiplié les échanges avec plusieurs institutions françaises et internationales afin de renforcer les partenariats autour de l’Académie parlementaire de la République démocratique du Congo. L’objectif est de doter le Parlement congolais d’outils modernes de formation et d’expertise.
Par Pierre Kabakila
Le ministre d’État des Relations avec le Parlement de la République démocratique du Congo, Guy Loando Mboyo, a poursuivi à Paris une série de rencontres visant à consolider les partenariats internationaux autour du projet d’Académie parlementaire congolaise. Selon un communiqué consulté jeudi, le membre du gouvernement congolais a notamment échangé au siège de UNESCO avec Mme Gabriela Mariya, présidente de Institut Robert Schuman.
Les discussions ont porté sur l’appui technique que pourrait apporter cette organisation dans la conception de modules de formation innovants destinés aux parlementaires et au personnel administratif.
Ces modules devraient notamment intégrer des thématiques liées à l’intelligence artificielle et à la communication digitale, afin de moderniser les méthodes de travail parlementaire.
Lors de cette rencontre, le ministre d’État était accompagné de l’ambassadeur de la RDC en France, le professeur Émile Ngoy Kasongo.
Dans la même dynamique, le 28 février 2026, Guy Loando Mboyo s’est entretenu avec le député français Bruno Fuchs. Les deux personnalités ont exploré les perspectives de coopération en matière de formation parlementaire, d’échanges d’expertise et de diplomatie parlementaire.
Un jour auparavant, le ministre congolais avait également rencontré les responsables de l’Institut du Sénat français, dont Romain Godet, pour discuter des mécanismes d’accompagnement technique et pédagogique susceptibles de soutenir la structuration de l’Académie parlementaire congolaise.
Selon la source, l’objectif de ces différentes démarches est de doter les députés, sénateurs et personnels administratifs congolais d’outils modernes et performants, capables d’améliorer la qualité du travail législatif.
«Ces démarches traduisent la volonté ferme du Gouvernement de positionner la RDC sur la voie d’un Parlement moderne, performant et en phase avec les standards internationaux», précise le communiqué.
Cette initiative, écrit la même source, s’inscrit dans la vision de modernisation de l’action publique portée par le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui vise notamment à professionnaliser davantage le travail législatif et à renforcer les capacités institutionnelles du Parlement congolais.
L’Académie parlementaire est ainsi présentée comme un levier stratégique pour améliorer la qualité de la production législative et accompagner la transformation institutionnelle de la RDC.











