Le Sénat de la République démocratique du Congo a tenu à clarifier, ce vendredi 6 mars, les propos tenus deux jours plus tôt par son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, sur une éventuelle révision de la Constitution. Le bureau souligne que ces déclarations sont personnelles et appelle à la retenue dans un contexte politique sensible marqué par des tensions sur la souveraineté nationale.
Par Medina
Dans ce communiqué, le bureau du Sénat souligne que les propos de Bahati Lukwebo relèvent d’une initiative strictement personnelle et ne sauraient engager l’institution dans son ensemble. Dans un contexte marqué par l’agression rwandaise contre la République démocratique du Congo, le bureau appelle les sénateurs à la responsabilité et à la retenue. Il les met également en garde contre toute prise de position individuelle susceptible de semer la confusion au sein de l’opinion publique.
Réaffirmant son attachement aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Sénat exhorte l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à faire preuve de discipline républicaine et de solidarité nationale.
Il convient de noter que l’honorable Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, fait face à une motion de défiance initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya, à peine 23 heures après sa sortie médiatique s’opposant à toute modification de la Constitution.
Le sénateur Dany Kabongo reproche notamment à Bahati Lukwebo des propos jugés irrespectueux envers le président Félix Tshisekedi et contraires à la ligne politique de l’Union sacrée. Lors de sa déclaration, Bahati avait estimé que la Constitution n’était pas un obstacle au développement du pays, soutenant que le véritable problème résidait plutôt dans son application par les dirigeants.
Cette position, qu’il a qualifiée de « faux débat », a suscité de vives réactions au sein de la majorité au pouvoir, notamment de la part de Déo Bizibu, secrétaire général de l’UDPS, qui l’a jugée incompatible avec la vision de l’Union sacrée.
Initiateur de la motion, le sénateur Dany Kabongo a par ailleurs annoncé qu’il présenterait prochainement d’autres griefs afin de justifier la destitution de Bahati Lukwebo du bureau du Sénat.











