Congo Airways : un rapport accablant dénonce une gestion chaotique

Un rapport d’enquête conjoint du Conseil Supérieur du Portefeuille, de l’Inspection Générale des Finances et de l’Autorité de l’Aviation Civile met en lumière de graves irrégularités dans la gestion de Congo Airways. Décaissements injustifiés, opacité financière et dysfonctionnements administratifs : les conclusions transmises à la Première ministre soulèvent de sérieuses interrogations sur la gouvernance de la compagnie nationale.

Par Médina

La gestion de la compagnie nationale Congo Airways se retrouve au cœur d’une vive controverse après la transmission à la Primature d’un rapport d’enquête particulièrement critique. Conduite par une commission mixte réunissant le Conseil Supérieur du Portefeuille, l’Inspection Générale des Finances et l’Autorité de l’Aviation Civile, l’investigation met en évidence de nombreuses irrégularités financières et administratives au sein de l’entreprise.

Selon les conclusions de cette mission, plus de deux millions de dollars américains auraient été gérés dans des conditions jugées opaques. Les enquêteurs évoquent notamment des décaissements effectués sans pièces justificatives conformes ainsi qu’un manque de traçabilité dans les mouvements de trésorerie, particulièrement durant la période de crise que traverse la compagnie. Le rapport souligne également que certaines dépenses auraient été engagées sans lien direct avec les priorités opérationnelles, notamment la remise en service de la flotte.

Au-delà des questions financières, la commission pointe aussi une gestion administrative problématique. Des irrégularités auraient été constatées dans les procédures de recrutement et dans la structure des rémunérations. Alors que la compagnie peine à relancer ses activités aériennes, les effectifs et certaines charges salariales auraient continué d’augmenter, accentuant la fragilité financière de l’entreprise.

La transmission de ce dossier à la Cheffe du Gouvernement pourrait ouvrir la voie à des mesures administratives ou judiciaires contre les responsables concernés. Pour plusieurs observateurs, ces révélations relancent le débat sur la gouvernance des entreprises publiques et sur les réformes nécessaires pour assurer la relance durable du pavillon aérien national.

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