Au Kongo Central, la pression judiciaire s’intensifie autour de Papy Mantezolo. Après plusieurs convocations restées sans réponse, l’ancien président de l’Assemblée provinciale est désormais sous la menace d’un mandat d’amener, signe d’un durcissement de la procédure.
Par Medina
L’étau se resserre autour de Papy Mantezolo. Après avoir ignoré trois invitations successives de la justice, l’ancien speaker est désormais sommé de comparaître devant le Parquet général près la Cour de cassation ce mardi 25 mars à 10 heures. À défaut, il pourrait être conduit de force par les services compétents.
L’heure de vérité semble ainsi avoir sonné pour l’ex-président de l’organe délibérant du Kongo Central.
Dans un mandat de comparution récemment émis, le Parquet général près la Cour de cassation hausse le ton et adresse ce qui s’apparente à un ultime avertissement. En cas de non-comparution volontaire, l’intéressé s’expose à une conduite par contrainte.
Cette fermeté fait suite à une série de convocations restées lettre morte. Papy Mantezolo avait été appelé à se présenter les 4, 11 et 18 mars derniers, sans jamais répondre à ces invitations. Un silence persistant qui a visiblement poussé la justice à passer à la vitesse supérieure.
Pour le Parquet, il s’agit désormais de faire respecter l’autorité de l’État et de garantir le bon déroulement de l’instruction.
Cette convocation intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué notamment par la déchéance de l’ancien président de l’Assemblée provinciale et des rivalités persistantes au sein de la classe politique du Kongo Central.













