Transport à Kinshasa : l’ultimatum des chauffeurs expire le 30 mars

Le bras de fer se poursuit entre l’Hôtel de Ville de Kinshasa et les transporteurs privés. Fatigués des tracasseries policières et du non-respect des accords conclus avec les autorités provinciales, les chauffeurs menacent de lancer une grève dès lundi prochain.

Par Medina

Les syndicats et associations de chauffeurs ont lancé un avertissement clair : sans solution rapide du gouvernement provincial, aucun bus, taxi ou « esprit de mort » ne circulera les 30 et 31 mars dans la capitale.

À l’origine de cette colère, les transporteurs dénoncent le non-respect des engagements pris lors des discussions avec les autorités. Selon eux, les promesses faites pour améliorer les conditions de travail n’ont pas été suivies d’effets concrets sur le terrain.

« Nous avons discuté et trouvé des accords sur plusieurs points, mais rien ne change dans la réalité », regrette un représentant des chauffeurs.

Le principal problème reste les tracasseries routières. Les conducteurs affirment être régulièrement victimes de contrôles abusifs, avec des amendes jugées injustifiées et des saisies de documents.

Si la grève est maintenue, les conséquences pourraient être lourdes pour les habitants de Kinshasa. Dans une ville où le transport dépend en grande partie du secteur privé, une paralysie de 48 heures risque de perturber fortement les déplacements, notamment pour les travailleurs et les élèves.

Jusqu’à présent, l’Hôtel de Ville n’a pas encore réagi officiellement à cet ultimatum. Mais une intervention rapide est attendue pour éviter une situation difficile en début de semaine.

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