Face aux préoccupations sécuritaires persistantes dans le Haut-Uele, un premier contingent militaire a été déployé à Isiro. Les autorités provinciales, engagées dans le renforcement de la stabilité, saluent une avancée obtenue après plusieurs démarches auprès du pouvoir central.
Par la rédaction
La ville d’Isiro a connu une journée relativement calme ce jeudi 26 mars 2026, en dépit de quelques mouvements isolés signalés dans certains quartiers. Selon les autorités provinciales, la situation est restée globalement maîtrisée, permettant aux activités socio-économiques de se poursuivre normalement.
Dans ce contexte, la question sécuritaire demeure au cœur des priorités du gouvernorat du Haut-Uele. Un premier contingent de militaires a été déployé dans la ville, dans le but de renforcer les dispositifs déjà en place et de prévenir toute éventuelle dégradation de la situation.
D’après des sources proches de l’administration provinciale, ce déploiement fait suite à des démarches entreprises auprès des autorités nationales afin d’obtenir un appui supplémentaire en effectifs militaires. Une initiative qui s’inscrit dans une stratégie plus large de stabilisation de la province.
Réagissant à l’actualité récente, le conseiller spécial du gouverneur en charge des questions politiques, stratégiques et sécuritaires, Didier Kparagume, a rappelé que la liberté d’expression demeure un droit fondamental garanti par la Constitution. Il a toutefois insisté sur la nécessité de respecter le cadre légal en vigueur, notamment en ce qui concerne l’organisation des manifestations publiques.
Selon lui, les actions observées récemment n’ont pas eu d’impact majeur sur le fonctionnement de la ville, même si certaines irrégularités ont été relevées. Il a également reconnu l’existence de défis sécuritaires, tout en assurant que les autorités travaillent activement à y apporter des réponses appropriées.
Par ailleurs, le gouverneur de province poursuit ses plaidoyers en faveur du renforcement des moyens sécuritaires, en marge de sa participation à la 13ᵉ Conférence des gouverneurs. L’arrivée progressive de nouvelles unités militaires est perçue comme un signal d’engagement des pouvoirs publics à consolider la paix et à rassurer les populations locales.
Ce déploiement pourrait marquer une étape importante dans les efforts de stabilisation du Haut-Uele, une province régulièrement confrontée à des défis sécuritaires nécessitant une vigilance constante des autorités.













