L’ONU alerte sur l’insuffisance des moyens de la MONUSCO et demande un renforcement urgent de son budget pour soutenir le cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo, où les violences persistent.
Pierre Kabakila
La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Vivian van de Perre, sollicite un appui financier accru pour la MONUSCO. Elle formule cette demande devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le jeudi 25 mars. Elle souligne la nécessité de renforcer les capacités de la mission afin d’accompagner efficacement le mécanisme de cessez-le-feu adopté en décembre dernier.
La responsable onusienne dénonce la poursuite des violences dans l’est du pays. Elle appelle les parties au conflit à mettre fin aux attaques, y compris celles menées à l’aide de drones. Elle insiste également sur l’obligation de garantir l’accès humanitaire et de respecter les engagements diplomatiques pris pour stabiliser la région.
La MONUSCO fait face à une réduction significative de ses effectifs. Vivian van de Perre précise que la mission compte actuellement environ 7 700 soldats après une baisse de 25 %. Elle indique que la surveillance de la ligne de cessez-le-feu, notamment au Sud-Kivu, exige un redéploiement partiel des troupes et des ressources additionnelles.
L’ONU appelle enfin à des mesures concrètes pour consolider la trêve. La mission demande la réouverture de l’aéroport de Kavumu et la libre circulation des casques bleus. Elle annonce la tenue prochaine d’une réunion entre les États-Unis, le Rwanda et la RDC pour faire avancer les discussions et renforcer l’application du cessez-le-feu.













