Entre 2019 et 2026, la République démocratique du Congo a connu une période de grande croissance dans son secteur minier, marquée par une extraction massive de cuivre estimée à environ 20 millions de tonnes, représentant une valeur comprise entre 180 et 200 milliards de dollars. Ceci place le pays parmi les plus grands producteurs mondiaux de minerais stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt, 2 ressources devenues essentielles pour l’industrie mondiale, en particulier dans la fabrication de batteries, d’équipements électroniques et dans la transition énergétique globale.
Dans longue publication ce vendredi 29 mai, Olivier Kamitatu, proche de Moïse Katumbi, décrit une situation déplorable qui met à nu l’écart entre les richesses du pays et le social des Congolais, particulièrement à cette période qui coïncide avec la gestion de Félix Tshisekedi. Durant cette période, rappelle l’opposant, la production minière congolaise a connu une augmentation importante et régulière, permettant au pays de renforcer sa position sur le marché international et d’attirer davantage d’investissements étrangers. Le sous-sol congolais s’est ainsi imposé comme un pilier central de l’économie mondiale des matières premières, avec des volumes d’exportation records et une intégration accrue dans les chaînes industrielles mondiales, ce qui a renforcé son poids stratégique sur la scène économique internationale.
Cependant, déplore le porte-parole de Moïse Katumbi, malgré cette richesse exceptionnelle générée par l’exploitation des ressources naturelles, les retombées concrètes pour la population restent presqu’invisibles. Dans de nombreuses régions du pays, la pauvreté demeure très perceptible, et les conditions de vie ne reflètent pas l’ampleur des revenus tirés du secteur minier. L’accès aux services de base comme la santé, l’éducation et les infrastructures reste encore insuffisant pour une grande partie de citoyens.
«Jamais le Congo n’a arraché autant de cuivre et de cobalt à son sol. Jamais sa population n’en a si peu vu la couleur. Ce contraste n’est pas une fatalité : c’est un crime économique. La République démocratique du Congo des années Tshisekedi n’est pas un pays pauvre qui peine à grandir c’est un pays riche que son pouvoir a appauvri. Pendant 7 ans, le Katanga a livré son cuvte comme jamais et jamais la population n’en a si peu profité. Là est le scandale», écrit-il dans un réquisitoire contre le régime en place.
Cet écart entre les richesses minières et réalité sociale soulève de nombreuses interrogations sur la gestion des revenus issus des minerais. Bien que les recettes de l’État aient augmenté grâce aux exportations, leur impact sur le développement local et sur l’amélioration du quotidien des populations reste faible, ce qui donne l’impression qu’il y a un contraste entre la richesse nationale et ce dont le peuple bénéficie réellement.
Dans ce contexte, l’opposant estime que le véritable défi pour la RDC n’est pas seulement d’augmenter sa production minière, mais surtout de mieux transformer cette richesse en développement concret. Cela implique une meilleure gestion des ressources publiques, une plus grande transparence dans leur utilisation et des investissements plus visibles dans les secteurs sociaux prioritaires afin de réduire les inégalités persistantes, dit-il.
Ainsi, malgré un boom minier historique qui a placé la RDC au centre de l’économie mondiale des minerais stratégiques, le pays reste confronté à un défi majeur : faire en sorte que cette immense richesse du sous-sol se traduise réellement en amélioration des conditions de vie de sa population.












