Par Emanuel Médina
Une soirée de célébration s’est transformée en cauchemar dans la nuit du 4 au 5 septembre 2026. Un incendie survenu à la salle Panacée, située près du Musée national, a coûté la vie à plus d’une vingtaine de personnes, remettant brutalement en question la sécurité des espaces publics dans la capitale.
La nuit qui devait sceller l’union des sujets au nom de Bernadette et Magloire restera à jamais gravée dans les mémoires comme celle d’une tragédie innommable. Ce qui devait être le plus beau jour de leur vie a basculé dans l’horreur à la salle Panacée, un espace événementiel aménagé au premier niveau d’un immeuble commercial de deux étages, non loin du Musée national de la RDC.
L’alerte a été donnée peu après l’entrée du marié sous les applaudissements des invités. Alors que la mariée s’apprêtait à prendre place, un incendie s’est soudainement déclaré. Selon plusieurs témoins présents sur place, les flammes sont parties du siège qui lui était destiné avant de se propager avec une vitesse fulgurante vers le système de climatisation.
En quelques instants, une fumée noire et épaisse a envahi l’espace, plongeant l’assemblée dans une panique totale.
C’est au moment de l’évacuation que le drame a pris une tournure encore plus meurtrière. Les informations recueillies auprès des sources crédibles décrivent un véritable piège architectural. La salle Panacée ne disposerait que d’une seule et unique issue de secours.
Face à la fureur des flammes, la précipitation des invités pour quitter les lieux a provoqué un mouvement de foule chaotique. Pour aggraver la situation, l’escalier menant au premier étage s’est avéré particulièrement étroit, bloquant de nombreuses personnes dans leur fuite et rendant l’évacuation quasi impossible.
Le premier bilan, encore provisoire mais dramatique, fait état de plus d’une vingtaine de morts. De nombreux corps ont été extraits du bâtiment, tandis que des dizaines de blessés, souffrant de brûlures graves ou d’asphyxie, ont été évacués en urgence vers différentes formations hospitalières de Kinshasa.
La mariée, Bernadette, figure parmi les victimes les plus gravement touchées. Selon les mêmes sources, son état de santé est jugé extrêmement critique par le personnel médical.
Si les circonstances exactes du départ de l’incendie restent à déterminer par les enquêteurs, cette tragédie relance immédiatement le débat crucial sur l’absence de normes anti-incendie, le manque d’extincteurs et l’irresponsabilité de certains gestionnaires de salles de fête à Kinshasa. Le bilan définitif ainsi que les conclusions officielles sont désormais attendus de la part des autorités compétentes.













