Insécurité en Ituri : les ADF attaquent trois carrés miniers et tuent une dizaine de civils à Mambasa

Insécurité en Ituri : les ADF attaquent trois carrés miniers et tuent une dizaine de civils à Mambasa

Par Reagan Lebisabo

Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait une dizaine de morts parmi les civils dans trois carrés miniers du groupement Bakaheku, en chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.

D’après l’équipe de monitoring de l’Association pour la protection et la défense des droits des personnes démunies (APDEF Mambasa), les assaillants ont ciblé les carrés miniers de Makimbilio, Biasiko et Makamanda, avant de se diriger vers Mangadi.

Parmi les victimes figure une femme dont le bébé aurait été abandonné après sa mort, selon la même source. L’alerte cite également plusieurs hommes tués, notamment Muhindo Malikidogo Emmanuel, présenté comme le grand frère de l’auteur du témoignage, ainsi que des personnes identifiées sous les noms de Maseka, Pepe, Kakereheti et Mapeu.

Cette nouvelle incursion ravive les inquiétudes concernant la sécurité des populations civiles fréquentant les sites miniers de cette partie du territoire de Mambasa, régulièrement confrontée aux violences attribuées aux ADF.

Réagissant à ces tueries, l’APDEF Mambasa critique la réponse des forces militaires face aux incursions répétées des rebelles dans la zone. L’organisation estime que la protection des civils doit être davantage prise en compte par les autorités compétentes.

« Si les militaires sont fatigués de combattre l’ennemi, qu’ils soient remplacés et qu’on amène d’autres ayant encore le souci de la population », déplore l’équipe de monitoring de l’APDEF Mambasa dans son alerte.

L’organisation appelle ainsi à un renforcement des mesures de sécurité dans le groupement Bakaheku afin de protéger les habitants et les personnes exerçant des activités dans les carrés miniers.

Pour rappel, ce carnage intervient après les alertes de la société civile et structures de défense des droits humains sur la présence des ces rebelles dans la région.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.