Par Emmanuel Medina
Le projet de modernisation de l’aéroport national de Kinshasa-Ndolo connaît une avancée majeure. Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a présidé ce jeudi 15 octobre 2026 une importante réunion de travail destinée à élargir les fonctions opérationnelles de cette infrastructure située au cœur de la capitale. L’ambition affichée est d’élever Ndolo au rang de plateforme à vocation internationale, capable notamment de servir d’aéroport de dégagement.
La refonte complète de l’aéroport de Ndolo vise à diversifier ses activités pour désengorger le trafic aérien de Kinshasa. Les projections présentées prévoient d’y accueillir l’aviation d’affaires et l’aviation légère ; les vols domestiques nationaux et un tout nouveau pavillon présidentiel parmi les nouveaux aménagements.
Pour mener à bien ces discussions stratégiques, Jean-Pierre Bemba s’est entouré de plusieurs figures clés du gouvernement, dont le ministre d’État chargé de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Gisaro, la ministre d’État chargée des Affaires sociales, Ève Bazaiba, et la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo. La ville de Kinshasa était représentée par son ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, aux côtés des experts de la Régie des voies aériennes (RVA), de l’Autorité de l’aviation civile (AAC) et de la Force aérienne.
Sur le plan technique le projet repose sur le réaménagement de la piste d’atterrissage. L’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) a formellement soumis deux options d’ingénierie, prévoyant une extension de la longueur de la piste pour atteindre jusqu’à 2 700 mètres. Une dimension ambitieuse qui devra toutefois composer avec les contraintes d’enclavement d’un environnement urbain très dense.
Afin de départager ces deux propositions, une période de concertations techniques approfondies a été ouverte pour une durée de trois semaines. Coordonnées par la ville de Kinshasa en synergie avec des entreprises publiques de premier plan la SNEL, l’OVD, et l’ONATRA, ces études évalueront rigoureusement les impacts financiers, sociaux, environnementaux et techniques de chaque scénario.
Ces analyses devront impérativement s’aligner sur les lignes directrices du Schéma d’orientation stratégique de l’agglomération kinoise (SOSAK). Cette démarche garantit que l’extension de l’aéroport s’intègre harmonieusement dans les plans globaux d’aménagement urbain et de mobilité de la capitale.
Notons que, l’option finale retenue à l’issue de ces trois semaines sera soumise aux autorités compétentes pour validation définitive. Ce programme d’envergure, destiné à doper la connectivité aérienne de la République démocratique du Congo, s’inscrit dans la dynamique globale de modernisation des infrastructures publiques portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.













