Par Patient Mubiayi MBY
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité, ce vendredi 21 février 2025, la résolution 2773, introduite par la France, sur la guerre à l’Est de la République démocratique du Congo.
Il ressort de cette résolution « qu’il n’y a pas d’issue militaire au conflit » dans la partie Est de la République démocratique du Congo, alimenté par les rebelles du M23-RDF soutenus par le Rwanda. Le Conseil a exigé un cessez-le-feu immédiat et appelle urgemment les deux parties à retourner à la table de négociation.
« L’offensive militaire du M23, soutenue par le Rwanda, doit cesser. La priorité va à la conclusion d’un cessez-le-feu effectif, inconditionnel et immédiat. Un retour au dialogue est urgent avec l’appui des médiations régionales. La souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC doivent être respectées », a déclaré le représentant de la France, demandant le retrait sans délai des troupes rwandaises sur le territoire congolais.
Cette résolution a été reçue favorablement par le gouvernement congolais. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias de la RDC, a, sur son compte X, déclaré que « le vote à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution condamnant le Rwanda et lui enjoignant de quitter la RDC est une autre victoire diplomatique majeure ».
Cependant, le Rwanda a pris acte de cette résolution de l’ONU, se disant par ailleurs préoccupé par « l’intimidation sans précédent des voix africaines au conseil », un comportement que Kigali condamne fermement.
Au cours de ce conseil, le représentant de la République démocratique du Congo a souligné que l’inaction du Conseil met en péril la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs et a également laissé les rebelles du M23 et l’armée rwandaise poursuivre leur guerre d’occupation des territoires de la République démocratique du Congo. « Chaque jour d’inaction compromet la paix et la sécurité régionale et internationale, renforce l’agresseur et sape la crédibilité des Nations unies », a-t-il déclaré.
Les États-Unis ont salué les actions entreprises par les autres pays qui consistent à pousser le Rwanda à revenir à la négociation et à stopper la progression du M23 au Congo. Suite aux sanctions économiques infligées à James Kabarebe, ministre d’État chargé de l’intégration régionale, et à Kingston Kanyuka, porte-parole du M23, la représentante des États-Unis à l’ONU a exhorté les membres du Conseil de désigner des nouvelles personnes.
De son côté, la Chine a estimé que l’occupation des villes de Goma et de Bukavu, respectivement capitales provinciales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, est un défi que le Rwanda a lancé aux appels internationaux au cessez-le-feu.











