Dialogue national : la C-64 convoque une réunion d’évaluation à l’expiration de son ultimatum

Dialogue national : la C-64 convoque une réunion d’évaluation à l’expiration de son ultimatum

La coalition article 64, regroupant plusieurs opposants congolais, a convoqué une réunion ce samedi 15 août 2026, à Kinshasa, jour de l’expiration de son ultimatum lancé au président de la République démocratique du Congo pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, après le report de sa marche « pacifique » du 22 août sur demande de la CENCO-ECC.

Par Patient MBY

D’après Prince Epenge, porte-parole de Lamuka et membre de la plateforme C-64, la réunion prévue ce samedi vise à évaluer les avancées du processus de la tenue du dialogue, comme cela leur a été promis par les confessions religieuses CENCO et ECC, désignées pour diriger les prochaines discussions. Selon Epenge, la coalition fixera de nouvelles actions pour la défense de « l’ordre constitutionnel ».

« Je vous informe que la C64 aura réunion aujourd’hui. C’est la date d’expiration de notre deadline. Nous allons nous asseoir et évaluer tout ce que nous avions dit avec le cardinal Ambongo et le pasteur Bokundoa. À l’issue de l’évaluation, nous allons fixer un nouveau cap à notre peuple. Vous le savez pertinemment que la C64 existe pour défendre l’ordre constitutionnel », a déclaré Prince Epenge.

L’issue de cette réunion était attendue par les militants et sympathisants de la C-64. La plateforme avait suspendu sa marche prévue le 22 juillet, à la demande des évêques catholiques et de l’Église du Christ au Congo. Cette décision était perçue par la médiation comme un signe d’engagement en faveur du dialogue annoncé le 17 juillet par Félix Tshisekedi, à l’issue d’un échange avec les représentants de différentes confessions religieuses.

Cette manifestation avait pour objectif d’exiger la démission de Félix Tshisekedi pour « coup d’État constitutionnel ». À sa suspension, la plateforme avait accordé un moratoire de 25 jours, soit jusqu’au 15 août, au chef de l’État pour convoquer le dialogue national inclusif. Cependant, le 28 juillet, lors d’un briefing de presse, le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, a souligné que l’agenda du président de la République ne pouvait répondre à aucun ultimatum.

Une goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La C-64 est montée au créneau pour appeler à de nouvelles actions politiques si sa condition n’était pas respectée à l’échéance des 25 jours. Selon Dieudonné Bolengetenge, cadre d’Ensemble pour la République, le présidium de la coalition n’écoutera aucun conseil et intensifiera les marches pour obtenir le dialogue « sous pression ».

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