Drame dans le Kwango : un avion s’écrase à Kenge, le bilan humain encore incertain

Drame dans le Kwango : un avion s’écrase à Kenge, le bilan humain encore incertain

Par Emmanuel Medina

Un aéronef s’est abattu ce vendredi 25 septembre 2026 dans un quartier de Kenge, le chef-lieu de la province du Kwango. Si des sources locales avancent le chiffre de 13 morts, le gouverneur Willy Bitwisila, joint par notre rédaction, appelle à la prudence et confirme la récupération d’un premier corps, alors que l’appareil en flammes abrite d’autres dépouilles calcinées.

L’émotion est vive à Kenge. En pleine journée, un avion en provenance de Kikwit dans la province du Kwilu s’est écrasé dans une parcelle inoccupée et inhabitée de la ville. L’appareil a immédiatement pris feu après l’impact, mobilisant les autorités locales et les secours face à un brasier difficile à maîtriser.

Selon les premiers éléments recueillis auprès de sources locales, l’appareil survolait la ville de Kenge tout en faisant face à une panne technique majeure. Le pilote cherchait désespérément une zone dégagée pour tenter un atterrissage de fortune.

La tâche s’est avérée particulièrement complexe : la ville de Kenge ne dispose plus d’aérodrome fonctionnel, l’ancienne piste d’atterrissage ayant été progressivement envahie par des constructions et des habitations ces dernières années. C’est finalement dans une concession vide que l’avion a fini sa course.

Interrogé sur le nombre de victimes, le gouverneur de la province du Kwango, Willy Bitwisila, s’est montré extrêmement réservé face aux rumeurs faisant état de 13 décès.

« Il y a des corps calcinés, mais l’avion est encore en train de brûler en ce moment », a tempéré l’autorité provinciale, insistant sur le fait que le chiffre de 13 morts reste « à confirmer ».

À ce stade, un seul corps sans vie a pu être officiellement extrait de la carcasse et acheminé vers la morgue de Kenge. Il s’agit d’un occupant qui, selon les autorités, a tenté de s’extirper de l’appareil juste après le crash, ce qui a préservé sa dépouille des flammes destructrices.

L’enquête, qui n’en est qu’à ses balbutiements, devra lever le voile sur de nombreuses inconnues. L’identité de la compagnie aérienne exploitant l’appareil n’a pas encore été officiellement établie par les autorités de l’aviation civile, bien que le nom de la compagnie Tracep circule avec insistance parmi des sources locales.

Le nombre exact de passagers et de membres d’équipage qui avaient pris place à bord au départ de Kikwit reste également à déterminer, tout comme la nature de la mission de cet avion.

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