La France s’investit dans la défense des droits humains en République démocratique du Congo. Ce vendredi 2 octobre, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et le ministre congolais de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, ont signé une déclaration d’intention de 1,3 million de dollars pour l’accès à la justice des victimes des violences sexuelles liées aux conflits.
Par Patient MBY
Ce projet vise à permettre aux femmes et aux filles ayant subi des violences sexuelles, des atrocités et autres affres de la guerre d’accéder aux soins de santé, ainsi qu’à la justice et aux réparations. Au-delà de ces objectifs judiciaires et sanitaires, la protection des droits des femmes et des filles figure parmi les engagements de Paris dans cette initiative.
Pour Jean-Noël Barrot, « Dans l’Est de la République démocratique du Congo sévissent depuis de nombreuses années de telles violences qui sont à la fois des drames humains, mais des obstacles à la paix puisque chacun sait qu’il n’y a pas de paix sans la justice ». Ce partenariat, ajoute-t-il, permettra à la France d’accompagner les organisations non gouvernementales sur le terrain, et notamment des associations congolaises, pour permettre aux femmes victimes de violences et d’atrocités sexuelles d’accéder aux soins, mais d’accéder aussi à la justice et ensuite aux réparations.
La République démocratique du Congo et la France se liguent pour combattre les violences sexuelles en temps de guerre et défendre les droits fondamentaux des femmes et des filles, notamment dans la partie Est de la RDC, en proie aux violences armées depuis plus de 30 ans.
Le rapprochement entre Paris et Kinshasa est perçu comme une lueur d’espoir pour les victimes dans l’obtention de la justice et des réparations, ainsi que l’accès aux soins de santé.













