Le ministre français des Affaires étrangères a souligné, lors de sa visite samedi 3 octobre 2026 à Bunia, en Ituri, la nécessité d’éradiquer l’épidémie de la maladie à virus Ebola « à la source », afin de prévenir une propagation plus importante au-delà des frontières congolaises. Ce vœu fait suite à une situation qu’il a jugée préoccupante, avec plus de 8 000 cas confirmés et plus de 4 000 décès, selon leurs dernières statistiques disponibles.
Par Patient MBY
Après des rencontres avec les autorités congolaises à Kinshasa, Jean-Noël Barrot s’est rendu à Bunia, épicentre de la 17e épidémie d’Ebola, causée par la souche Bundibugyo. Devant la presse, il a réaffirmé le soutien humanitaire de la France aux efforts de riposte, pour contenir la maladie afin d’éviter une propagation plus expansive.
« Et si nous sommes parvenus collectivement, autorités congolaises, organisations des Nations unies, ONG et humanitaires, à contenir cette épidémie, à éviter qu’elle ne se propage dans d’autres régions, dans de grands centres urbains de la République démocratique du Congo, et au-delà, jusque dans des territoires ultramarins français ou jusqu’en Europe, c’est notamment grâce au soutien de la France, aux chercheurs, aux travailleurs humanitaires, aux personnels soignants, qui se mobilisent sans relâche depuis des mois pour faire face à cette épidémie dévastatrice. Et si je suis aujourd’hui à Bunia, c’est notamment pour témoigner de ce soutien de la France, et pour annoncer que nous entendons le renforcer de manière à venir à bout de cette épidémie d’Ebola, parce que les virus ne connaissent pas les frontières et qu’il faut les aider à éradiquer à la racine, là où ils surgissent et jusqu’au bout », a-t-il déclaré.
Le ministre français des Affaires étrangères a indiqué que l’aide humanitaire apportée à la riposte contre Ebola par Paris relève « des 30 centimes par Français », un apport qu’il juge « indispensable » à la protection des Congolais, ainsi que des Français.
Jean-Noël Barrot a salué la mobilisation des scientifiques et chercheurs français dans les laboratoires pour tenter de trouver une solution scientifique, mais aussi la présence des humanitaires et associations françaises sur le terrain pour la riposte, renforçant le partenariat franco-congolais.













