Embouteillages à Kinshasa : Martin Fayulu s’insurge contre les nouvelles mesures de circulation routière et propose des solutions

Embouteillages à Kinshasa : Martin Fayulu s’insurge contre les nouvelles mesures de circulation routière et propose des solutions

Par Patient MBY

L’opposant congolais Martin Fayulu s’érige en faux contre les nouvelles mesures prises par le gouvernement provincial de Kinshasa, visant à lutter contre les embouteillages monstres et à fluidifier la circulation routière dans plusieurs axes routiers principaux de la capitale congolaise.

Martin Fayulu s’interroge : « Qui donc est responsable de la circulation routière ? Est-ce qu’il lui arrive d’ouvrir les yeux pour observer le désordre apocalyptique qui règne chaque jour sur nos routes ? ». Il déplore plusieurs antivaleurs dans la régulation de la circulation, dont l’indiscipline des conducteurs, l’inefficacité des policiers de circulation routière et aucune solution « durable » envisagée par les autorités de Kinshasa pour sortir la ville de cette situation infernale devenue le quotidien des Kinois.

Pour le leader du parti Écidé, le gouverneur et son ministre des Transports devraient démissionner « dans un pays sérieux » vu leur « incompétence et négligence » dans la prise de décisions pour résoudre des problèmes sociaux.

Dans un communiqué jugé « prématuré » de l’hôtel de ville de Kinshasa, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a ordonné que les véhicules ayant un dernier chiffre impair de numéro d’immatriculation doivent circuler pendant des jours impairs (lundi, mercredi et vendredi), tandis que ceux portant un dernier chiffre pair sur la plaque d’immatriculation sont autorisés à rouler les jours pairs (mardi, jeudi et samedi), en exigeant également que les camions poids lourds circulent à partir de 22 h pour aérer la circulation routière devenue un calvaire pour la population.

Fayulu estime que cette décision d’alterner les plaques pour fluidifier la circulation routière n’est pas une politique mais plutôt « un cache-misère ». Il propose l’installation des feux de circulation fonctionnels, la formation et discipline dans le chef des policiers, la régulation des grands ronds-points et carrefours, la réhabilitation des infrastructures existantes en construisant de nouvelles et la remise en service des lignes de train urbain.

Kinshasa vit dans une spirale infernale des embouteillages devenus un casse-tête pour les habitants. Un tronçon de moins de 5 kilomètres peut coûter deux heures de routes aux conducteurs.

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