Par Gédéon Antibu
La présidence de la République et la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR) vont bientôt collaborer avec le cabinet britannique CT Group. Selon des informations relayées par Africa Intelligence ce mardi 16 juin, ce nouveau partenariat doit entrer en vigueur à partir du 20 juin prochain.
L’accord, signé le 6 mai, prévoit que CT Group accompagne les autorités congolaises dans leurs démarches auprès des responsables politiques et institutionnels du Royaume-Uni. L’objectif est notamment d’obtenir un soutien de de taille en faveur de la reconnaissance des crimes commis pendant les 2 guerres du Congo.
Dans ce cadre, précise la même source, le cabinet d’influence britannique devrait multiplier les contacts avec des parlementaires, des membres du gouvernement britannique ainsi que des responsables d’institutions judiciaires internationales. Il lui reviendra également de plaider en faveur de cette cause à travers des tribunes, des communiqués et d’autres interventions dans les médias.
CT Group n’est pas un nouvel acteur dans l’entourage politique de Félix Tshisekedi. Le cabinet avait déjà travaillé avec le chef de l’État congolais lors de la campagne électorale en marge de la présidentielle de 2023. Cette nouvelle collaboration marque donc le retour d’un partenaire déjà connu du pouvoir à Kinshasa.
Le cabinet britannique dispose d’un réseau composé de plusieurs personnalités influentes. Parmi ses conseillers figurent notamment d’anciens responsables politiques et militaires du Royaume-Uni, ce qui pourrait renforcer sa capacité à porter les messages de ses clients auprès des décideurs.
Africa Intelligence mentionne que l’entreprise a également été citée dans une autre affaire remontant à plusieurs années. Des révélations publiées dans la presse britannique avaient indiqué qu’elle avait travaillé pour la société minière canadienne First Quantum Minerals dans le contexte politique congolais du début des années 2010.
Selon ces informations, le cabinet aurait participé à une stratégie visant à soutenir l’opposant considéré à l’époque comme le mieux placé pour battre le président Joseph Kabila lors de l’élection de 2011. Plusieurs observateurs avaient alors associé cette description à Étienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition congolaise et père de l’actuel chef de l’État.
Avec ce nouveau contrat, les autorités congolaises semblent vouloir renforcer leur plaidoyer à l’international sur les questions liées aux conflits qui ont marqué l’histoire récente du pays et à la reconnaissance des violences commises durant cette période.













