Haut-Katanga : plusieurs cas de violences armées signalés au mois d’août

Haut-Katanga : plusieurs cas de violences armées signalés au mois d’août

La situation sécuritaire reste préoccupante dans plusieurs coins du Haut-Katanga. Au cours du mois d’août 2026, plusieurs cas de violences armées et d’atteintes aux droits humains ont été signalés dans les villes de Lubumbashi et Likasi ainsi que dans les territoires de Kasenga, Pweto et Sakania.

Par Patient MBY

Dans une mise à jour publiée le 26 août, le Cadre de concertation de la société civile GSP Synergie dresse une liste de plusieurs incidents documentés par son Observatoire.

À Lubumbashi, un cambiste a notamment été touché par balle à la jambe dans le quartier Salongo, à Katuba. Dans la commune de la Ruashi, deux jeunes auraient été victimes d’une extorsion impliquant un militaire en tenue de la Garde républicaine. Le militaire aurait ouvert le feu, tuant l’un des jeunes et blessant l’autre.

Dans le quartier Bel-Air, sur l’avenue Savonnier, une station a également été braquée par des hommes armés qui auraient tiré plusieurs coups de feu.

Le rapport revient aussi sur l’agression d’un chauffeur de bus de la société COOCH à Hewa Bora, à l’entrée de Lubumbashi. Le chauffeur aurait été tabassé et poignardé en pleine journée par des hommes présentés comme des militaires en tenue de la Garde républicaine.

À Kilobelobe-Manono, un autre jeune aurait été atteint par une balle tirée par un militaire des FARDC. Son collègue qui l’accompagnait à moto aurait, lui, perdu la vie sur place.

Des incidents signalés également à Likasi

À Likasi, la situation n’est pas différente. Dans le quartier Kisunka, commune de Kikula, deux jeunes travailleurs d’une entreprise locale, qui revenaient d’une visite familiale, auraient été touchés par balle. L’un est mort sur place tandis que l’autre a été conduit à l’hôpital.

Un autre décès par balle a été signalé dans le quartier Kamatanda. Selon une source citée par le GSP Synergie, la victime aurait été tuée par un militaire des FARDC.

Au quartier Simba, près du terrain Sokomin, plusieurs corps en décomposition auraient également été retrouvés. Le rapport évoque la possibilité d’enlèvements suivis de vols, notamment d’argent et de motos.

Toujours à Kisunka, un autre jeune aurait été tué par un militaire en tenue après avoir refusé de lui remettre son téléphone et son argent.

Kasenga, Pweto et Sakania également concernés

Dans le territoire de Kasenga, un motard aurait été attaqué sur l’axe Lupembe-Kilwa et dépouillé de son argent.

Sur ce même axe, le comptable du territoire aurait perdu la vie dans une attaque attribuée, selon le rapport, à des hommes en uniforme des FARDC et à un autre homme en tenue civile portant une arme.

Plus loin, sur l’axe Kilwa, un chauffeur et trois ressortissants chinois auraient essuyé des tirs à balles réelles de la part d’hommes présentés comme étant en tenue des FARDC.

Dans le territoire de Pweto, sur l’axe Kilwa-Dikulushi, une équipe de ressortissants indiens aurait également été attaquée à coups de feu. Les assaillants auraient emporté leur argent.

À Sakania, enfin, Mme Aimée, propriétaire d’une carrière, et son équipe auraient essuyé des tirs alors qu’ils se rendaient sur le site, dans un contexte de conflit autour de cette carrière.

À travers ce rapport, le GSP Synergie dit vouloir attirer l’attention des autorités sur la multiplication des actes de violence et appelle à une réponse sécuritaire et judiciaire afin de protéger les populations et d’établir les responsabilités dans les différents incidents rapportés.

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