Par Reagan Lebisabo
L’Assemblée provinciale de l’Ituri exige des explications officielles sur les opérations de bouclage menées récemment au site de déplacés de Kigonze, dans la ville de Bunia. Son président, Samy Jakwong’a, estime nécessaire que l’opinion publique soit informée sur le déroulement de ces opérations et leurs conséquences sur les familles déplacées.
Cette position a été exprimée samedi 3 octobre 2026 lors d’un point de presse consacré à plusieurs questions sécuritaires et humanitaires qui préoccupent la province de l’Ituri.
Selon Samy Jakwong’a, les autorités compétentes doivent notamment communiquer sur le nombre de personnes interpellées lors de ces opérations, mais aussi préciser la situation des familles concernées. Pour lui, une communication officielle permettrait de mieux éclairer l’opinion et d’éviter la circulation d’informations contradictoires.
Le président de l’Assemblée provinciale appelle également à vérifier les informations faisant état de pillages, de destructions ou encore de pertes de biens qui auraient été enregistrés au cours de ces opérations.
Il estime que ces allégations doivent faire l’objet de vérifications sérieuses et indépendantes. L’objectif, selon lui, est d’établir les faits et, si des responsabilités sont établies, permettre que les auteurs répondent de leurs actes conformément à la loi.
« Nous estimons indispensable que l’opinion publique puisse disposer d’informations officielles », a déclaré Samy Jakwong’a, appelant ainsi les services concernés à communiquer sur les résultats et les circonstances de ces opérations.
Au cours de ce même point de presse, le président de l’Assemblée provinciale a également évoqué la situation sécuritaire dans plusieurs territoires de l’Ituri. Il a notamment fait état de la reprise des violences armées dans le territoire de Djugu, ainsi que des attaques attribuées aux ADF dans le territoire de Mambasa.
La situation des personnes déplacées internes figure également parmi les préoccupations soulevées. L’Assemblée provinciale insiste sur la nécessité de renforcer la protection des civils et la sécurisation des sites accueillant les populations ayant fui les violences.
Dans la foulée, l’organe délibérant de l’Ituri a affirmé entendre obtenir davantage de transparence autour des opérations de sécurité menées dans les sites de déplacés, tout en appelant au respect des droits des populations civiles.













