Dans la plaine Savo, en Ituri, des dizaines de milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions humanitaires alarmantes. Les combats entre les forces armées congolaises et le groupe CRP ont limité l’accès aux champs et aggravé la malnutrition dans un camp qui accueille désormais environ 76 000 personnes.
Par la rédaction
La situation humanitaire se dégrade dans le camp de déplacés de la plaine Savo, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri. Environ 76 000 personnes y vivent après avoir fui les violences armées dans plusieurs localités de la région.
Selon un reportage de RFI, les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Convention révolutionnaire populaire (CRP) ont fortement limité les mouvements des populations.
Les déplacés éprouvent également des difficultés à accéder à leurs champs. Cette situation réduit leurs possibilités de se nourrir et favorise la progression de la malnutrition, notamment chez les enfants.
Des familles affirment ne prendre qu’un seul repas par jour. Certaines rapportent également des décès liés à la faim.
Les acteurs sanitaires présents dans le camp constatent une hausse des cas de malnutrition depuis le début de l’année. Ils attribuent principalement cette situation à l’impossibilité pour les déplacés de retourner cultiver leurs terres.
La population civile reste également exposée aux violences. Depuis janvier, l’ONU a recensé 23 déplacés tués dans la zone de la plaine Savo.
La situation sécuritaire s’est détériorée depuis décembre 2025 avec les affrontements impliquant les FARDC, la Codeco et la CRP. Malgré une baisse des combats après l’annonce d’un cessez-le-feu unilatéral par la CRP en mai, les conditions humanitaires restent préoccupantes.
Les déplacements demeurent limités et l’accès à la nourriture reste l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontées les familles installées dans le camp.













