Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé, lundi 21 septembre, des opérations contre la Convention pour la révolution populaire (CRP) dans le territoire de Djugu, en Ituri. Cette offensive intervient après l’irruption présumée de combattants du groupe armé dans un site minier de Nyampala, où 25 personnes auraient été enlevées, dont six ressortissants chinois, plusieurs Congolais et quatre militaires des FARDC.
Par Charles Muhindo
L’attaque du site minier s’est produite dans la nuit de dimanche à lundi. Des hommes présentés comme des combattants de la CRP auraient fait irruption dans le site avant d’emmener les personnes qui s’y trouvaient. Parmi les personnes capturées figurent six Chinois et quatre militaires congolais. Leur localisation et les circonstances exactes de leur détention restent inconnues.
En réaction, l’armée congolaise a engagé des opérations dans plusieurs zones où la CRP est active. Selon des sources sécuritaires, les secteurs de Nyampala, Liko et Luna sont notamment concernés par l’offensive des FARDC. Des tirs d’armes lourdes ont été entendus dans ces localités, sans qu’un bilan des affrontements ne soit encore disponible.
Cette opération intervient alors que la CRP de Thomas Lubanga avait annoncé son adhésion aux initiatives de paix engagées en Ituri et décrété un cessez-le-feu. Les discussions avec plusieurs groupes armés de la province portaient notamment sur la cessation des hostilités, la circulation des combattants et les étapes devant conduire au désarmement.
La reprise des opérations militaires intervient ainsi dans un contexte marqué par ces efforts de désescalade. Elle pourrait compliquer davantage le processus engagé entre les autorités et les groupes armés présents dans la province.
La CRP accuse par ailleurs certains acteurs politiques et économiques de tirer profit de l’exploitation des ressources minières en Ituri. Le groupe affirme notamment que l’exploitation du site de Nyampala s’inscrit dans un système qu’il considère comme illégal. Ces accusations restent toutefois à établir et ne peuvent justifier l’enlèvement de civils ou de militaires.
À ce stade, le sort des 25 personnes enlevées demeure inconnu.













