Par la rédaction
Face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, le gouvernement congolais a décidé de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies. Thérèse Kayikwamba, ministre des Affaires étrangères, s’est rendue à New York pour présenter une demande de session publique d’urgence. Kinshasa accuse le Conseil de sécurité de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour mettre fin aux violences dans l’Est du pays, en particulier face à l’implication du Rwanda, affirme la ministre des affaires étrangères sur son compte X vendredi 24 janvier.
Le gouvernement congolais estime que la crise à l’Est est le résultat direct de l’inaction de la communauté internationale. Les autorités congolaises dénoncent depuis plusieurs mois le soutien apporté par le Rwanda au mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé accusé de multiples exactions contre les civils. Malgré les preuves accablantes, le Conseil de sécurité n’a pas adopté de sanctions significatives à l’encontre de Kigali.
En sollicitant cette session d’urgence, la RDC espère mobiliser la communauté internationale et obtenir un soutien plus ferme pour mettre fin aux hostilités et favoriser un dialogue inclusif en vue d’une solution pacifique à la crise.













