Lubumbashi : les affrontements entre enfants des militaires font un mort et des blessés à Kasapa

Lubumbashi : les affrontements entre enfants des militaires font un mort et des blessés à Kasapa

Le quartier Kasapa, situé dans la commune Annexe, a été secoué dans la soirée du mardi 11 août 2026 par des affrontements opposant les enfants des militaires des camps Lena et CI, sur l’avenue Kasongo Nyembo. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de plusieurs blessés, ainsi que de dégâts matériels, indiquent les autorités locales.

Par Patient MBY

Les altercations ont éclaté autour de 19 h, heure locale, entre deux factions d’enfants de militaires munis d’armes blanches, à leur retour de l’enterrement de l’un des leurs. Ces derniers auraient pris pour cible les passagers, procédant notamment à des actes de tabassage. Des sources locales rapportent que plusieurs boutiques longeant cette avenue ont été systématiquement pillées.

Selon Bibi Bupetsha Tshibala, cheffe du quartier Kasapa, les accrochages ont dégénéré lorsqu’un militaire de l’équipe déployée pour maîtriser la situation a été atteint par une pierre à la tête. Dépassé, ce dernier a ouvert le feu sur un jeune garçon présumé innocent, l’exécutant à bout portant. Dans la foulée, une jeune fille nommée Sifa Waseka a été grièvement blessée au visage. À en croire le témoignage de sa sœur, la victime aurait été atteinte à l’œil gauche par un projectile. Annoncée morte sur les réseaux sociaux à la suite de son état critique, Sifa est bel et bien vivante. Elle est prise en charge au Centre médico-chirurgical de Kasapa. D’autres cas ont également été signalés.

Ce mercredi, les activités socio-économiques sont paralysées. Les troubles sont signalés sur l’avenue Nyembo, où un groupe de jeunes refuse de libérer le corps du garçon tué par balle. Les habitants, enfermés dans leurs maisons par peur de représailles, rapportent des actes de contestation contre les forces de l’ordre de la part de ces jeunes, qui ont brûlé des pneus sur la voie publique, bloquant la circulation.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été émise par les autorités sur cette situation.

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