Par Patient Mubiayi MBY
Au total 7 présumés bandits, parmi lesquels figurent aussi des femmes, ont été arrêtés et inculpés du meurtre du journaliste Patriq Adonis Numbi, depuis mardi 07 janvier dernier, et ont été présentés devant le gouverneur, Jacques Kyabula, et à la presse.
Ces derniers, avec leurs noms collés sur leurs poitrines, ont avoué avoir assassiné le regretté journaliste Patriq Adonis Numbi dans la nuit du mardi 07 au mercredi 08 janvier, alors qu’il rentrait à sa résidence, en provenance du travail. Cet acte odieux a été commis à Matshipisha, dans la cité Gecamines à Lubumbashi. Le chef de file qui a commandité cette action n’a été appréhendé par les services de sécurité jusque-là.
Le gouverneur de province a exprimé sa consternation face au banditisme développé par les jeunes Lushois avec l’objectif d’ôter la vie aux innocents. Il a demandé à la justice de s’occuper du dossier tout en signifiant que «nous allons être vigilants quant à ce», en déclarant que ces présumés criminels soient jugés en flagrance et que ce procès soit public et médiatisé «pour honorer la mémoire d’Adonis». Cette décision est aussi soutenue par l’UNPC, section du Katanga qui veut que «les présumés assassins soient confirmés assassins, qu’ils paient de leur crime ».
La province du Haut-Katanga assiste à une escalade de l’insécurité dans les villes de Lubumbashi et Likasi, où le banditisme urbain a pris de l’ampleur. Le gouvernement provincial a instauré depuis lundi 20 janvier dernier un couvre-feu, pour un mois, afin de détecter les ennemis de la paix. Par ailleurs, le caucus des députés nationaux du Haut-Katanga a demandé l’assistance du ministre national de l’Intérieur pour mettre fin à la recrudescence de l’insécurité dans cette région.













