Le Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (EJVM+), assisté par la MONUSCO, débute sa mission ce lundi 24 août 2026. La première délégation est attendue ce lundi à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, où sévissent notamment des conflits armés entre les FARDC et la rébellion de l’AFC-M23.
Par Patient MBY
La première mission annoncée à Minembwe vise à recueillir les différentes allégations de violations du cessez-le-feu entre les protagonistes, afin de favoriser une cessation définitive des hostilités. L’EJVM+ a mis en place un secrétariat, une innovation administrative pour formaliser ses opérations dans le cadre du processus de Doha.
Dans un communiqué conjoint publié le week-end dernier par la rébellion de l’AFC-M23 et le gouvernement congolais, après près d’une semaine de discussions à Montreux, en Suisse, les progrès de l’EJVM+ dans l’opérationnalisation du cessez-le-feu ont été salués. Les protagonistes ont émis le vœu que le processus dispose d’un outil standardisé pour signaler les allégations de violations du cessez-le-feu.
Le mécanisme a pour objectif « d’examiner les progrès réalisés et de relever les difficultés liées à la mise en œuvre des obligations et engagements prévus dans le Cadre de Doha ».
Le gouvernement congolais et l’AFC-M23 ont signé, le 21 août, une feuille de route retraçant le calendrier pour la poursuite des négociations et le respect des clauses de l’accord-cadre de Doha. Kinshasa et l’AFC-M23 sont appelés à faire preuve de « flexibilité et de créativité dans les limites de la structure existante prévue par l’Accord-cadre », en vue de trouver une issue pacifique à la crise.













